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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 20:05

L'amour est le pouvoir ultime qui nous est enseigné à travers la "nouvelle alliance" entre Dieu et jésus-christ (nouveau testament) et cette parole : "aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés"... Que l'on soit chrétien ou non, ce message retentit en nous bien au-delà de la religion, d'autant plus que les anciennes alliances étaient beaucoup plus primaires et se bornaient à obéir à des préceptes assez détaillés, au coeur desquels se trouvaient une profonde révérence envers ces dieux... Certains expliquent cela par le fait que l'humanité n'était pas prête à un message plus évolué et ne l'aurait pas compris. La toute première alliance qui apparaît dans la Bible est celle entre Adam et Eve et leur dieu et celle-ci est d'ailleurs centrée sur l'obéissance et l'interdiction de "manger du fruit de l'arbre de la Connaissance"... et c'est en mangeant ce fruit défendu qu'ils se rendirent compte de leur condition d'esclavage... Avec le recul, on peut se demander si ces dieux qui se présentaient aux hommes n'étaient pas des extraterrestres ou des êtres venant d'autres plans ou dimensions; certains de ces dieux montraient d'ailleurs une certaine crainte et il ne faut pas non plus oublier le contexte polythéiste dans lequel sont nés les anciennes allainces. Quoiqu'il en soit, ces alliances étaient toutes des alliances triples : alliance entre un prophète et un ou plusieurs "dieux", alliance entre le prophète et les hommes qui l'entourent et enfin alliance entre ces hommes et ces "dieux"...

 

Mais quel est ce message ultime de l'amour ?

 

 

D'abord, il est très important de ne pas assimiler cet amour "divin" et l'amour au sens du sentiment qu'un homme et une femme peuvent éprouver l'un envers l'autre, ou qu'une femme peut éprouver envers son enfant. L'enseignement catholique assimile ainsi à tord l'amour passionné et charnel entre un homme et une femme, entre l'Epoux et l'Epouse, en particulier dans le Cantique des Cantiques à l'amour entre Jésus-Christ et l'Eglise. L'amour divin, c'est bien plus et bien au-delà de cela ! C'est un amour désintéressé et absolu ! L'amour filial, fraternel ou dans un couple est "humain", donc souvent intéressé ! Il ne s'agit pas non plus de dévoyer l'amour en faisant subir toutes sortes de souffrances à soi-même ou aux autres ! L'amour, au contraire, est le remède de la souffrance : il guérit toutes souffrances, il ne passe pas par la souffrance ! Par contre, la situation de souffrance peut permettre de mieux comprendre ce qu'est l'amour, puisque toute notion ne peut se comprendre que par la notion antagoniste.

 

Aimer, ce n'est pas non plus obéir aveuglément à des doctrines ou à des gens ! Aimer, c'est un élan du coeur, là où réside notre être véritable. Aimer c'est donner gratuitement sans attendre en retour. Mais celui qui connaît les lois divines saura qu'en aimant, non seulement il donne aux autres mais il se fait aussi le plus beau des cadeaux ! Car aimer ouvre toutes les portes, même les plus verrouillées !

 

Alors, comment aimer ? C'est la quête de toute une vie, et même de toutes vies, quel que soit son degré d'évolution. On n'a jamais fini d'aimer. L'amour le plus puissant et le plus permanent se trouve en Dieu seul. Dieu au sens de l'Univers Créateur de Tout, la Source de Toute chose.

 

Aimer, c'est concevoir la vie sous l'angle de l'amour plutôt que sous l'angle de la compétition ou de la domination ou de la souffrance. Aimer, c'est voir le divin en tout et partout. Aimer c'est savoir apprécier toute chose de la vie. Aimer, c'est trouver ce qu'il y a de bon dans le mauvais : au lieu de s'appesantir sur la paille dans l'oeil du voisin ou sur la poutre de son propre oeil, contempler plutôt la particularité, le rayonnement, l'intelligence, la beauté, la réalisation des plans divins en chaque être et en toute chose.

 

Aimer, c'est un regard particulier sur l'autre, c'est un filtre à travers lequel nous regardons, nous observons. Plus nous observons avec un regard d'amour, plus nous voyons l'amour et plus nous récoltons l'amour en retour et plus nous guérissons de blessures autour de nous et en nous.

 

Aimer son prochain comme soi-même

 

Cette expression est à la fois très belle et riche de sens. Elle montre trois mouvements : s'aimer, aimer son prochain, et l'interdépendance entre les deux.

 

1. Elle suppose déjà que nous nous aimions nous-mêmes. C'est une étape souvent trop négligée par les religions alors qu'elle est à la base de toute notre conception de la vie. Se considérer comme "pêcheur", c'est se considérer comme "fils des ténèbres", tandis que se considérer comme "rédempteur", c'est se considérer comme "fils de la lumière". De façon basique, c'est un peu comme considéré un verre à moitié vide ou à moitié plein : c'est affaire de point de vue, les deux étant "vrais" dans l'absolu. Il ne s'agit que de points de vue différents d'une réalité d'apparence dualiste, à nous de choisir ce que nous préférons. Si nous creusons un peu plus, nous pouvons observer que la lumière et les ténèbres ne sont que des apparences, des manifestations d'une réalité ambivalente. Lorsque nous considérons un "trou noir", nous avons tendance à croire qu'il est "noir" parce qu'il est vide, qu'il n'a pas de lumière, alors qu'en réalité, c'est tout le contraire et c'est même à travers cette singularité que tout re-naît indéfiniment. Le trou noir, c'est un dieu en puissance. Le trou noir se retrouve partout, au centre de chaque "tor" (torus en anglais). Le trou noir est le vortex qui permet la communication entre le manifesté et le non-manifesté ! Aussi, que désirons-nous faire sortir du chapeau, du trou noir ? Nous créons à chaque instant, notre perception modifie la réalité que nous expérimentons. Si nous nous voyons comme Fils de la Source de Vie, Fils de Dieu, ce que nous sommes assurément, alors nous nous donnons ce potentiel divin inhérent à notre nature et qui se trouve dans le non-manifesté ! Si au contraire, nous croyons n'être qu'un défaut de la nature ou un Fils de Satan (celui qui divise, qui sépare), alors nous nous focalisons sur ce que nous ne sommes pas et nous nous éloignons de cette Source et de notre Etre véritable. Dans la vie quotidienne, nous faisons certes un peu des deux, mais à quel dosage ? Est-ce que le verre est plutôt bien rempli ou plutôt vide ?

 

Notre relation à nous-mêmes est celle que nous validons et donc celle que nous exhalons en dehors de nous. Si nous nous détestons, alors c'est aussi que nous avons une vision relativement noire de notre vie et donc de la vie en général; alors comment pourrions-nous dans cette mesure vivre une vie d'amour ? Il existe tout un tas de signes qui nous montrent si nous nous aimons ou si nous nous détestons : la manière dont nous traitons notre corps, la manière dont nous traitons notre énergie, nos émotions, sentiments, échanges, croyances, pensées et relations... Notre perception de notre environnement est un miroir de ce qu'il y a à l'intérieur de nous : si nous focalisons notre attention sur tout ce qui ne va pas (que ce soit en regardant les "nouvelles" internationales, nationales, régionales, locales... ou même dans notre milieu professionnel, social, amical, etc... dans nos divertissements, dans notre maison, dans nos vêtements, etc.), alors c'est que nous nous alimentons d'un tas de choses que nous n'aimons pas, et par conséquent, nous les faisons "nous", nous en assimilons une partie et en rejetons une autre partie autour de nous, nous nous convertissons intérieurement à une vie de mal-heur. Au contraire, si nous faisons l'effort de porter notre attention sur ce qui nous fait tendre vers l'amour (puisque dans notre société, il s'agit de faire, tout du moins au début, un véritable effort pour ne pas s'alimenter de déchets de toutes sortes, ou à tout le moins de réduire les déchets que nous ingérons), alors nous reprenons peu à peu l'envie d'aimer, l'envie de s'aimer. Dans une conception extrême, puisque notre environnement est d'une certaine manière le reflet de nous-même, y compris les personnes qui sont autour de nous, nous pouvons considérer en quelque sorte qu'il n'y a que nous-mêmes et l'Univers dans un dialogue incessant. La compassion, la miséricorde, l'amour, sont donc à expérimenter avant tout en nous pour ensuite les manifester autour de nous. Cet amour n'arrive pas "comme un cheveu sur la soupe", il est omniprésent en nous et autour de nous, il faut juste le recon-naître, re-naître avec lui. Il faut faire descendre cet amour des sphères célestes, les plus subtiles, vers les sphères les plus basses en vibration. C'est à nous de travailler cet amour "en pensées, en paroles, par action ou par omission", au lieu de focaliser sur notre condition humaine - de "pêcheur". Cela ne veut pas dire qu'il faille nier nos écarts, nos "fautes" : il s'agit d'en prendre conscience sans trop porter son attention dessus, et ainsi se donner la possibilité de progresser, les transcender. Vivre dans ses fautes, avec une vision négative de soi, c'est pareil à vivre dans le passé : on s'enchaîne et on damne notre avenir. L'amour est là pour être cueilli, il est fugace, il demande sans cesse de l'attention. Plus il a d'attention, plus il grandit et plus il nous invite à vivre avec lui cette vie de légèreté du fardeau et de bénédiction quotidienne.

 

Lorsque nous avons appris suffisamment à nous aimer, nous pouvons "sortir de notre cocon" et nous tourner davantage vers les autres. A la phase de fermeture succède la phase d'ouverture. Même si ces deux phases ne sont pas strictement séparés, elles correspondent toutes deux à des périodes de la vie. Si nous regardons bien autour de nous, nous voyons un grand nombre d'adultes incapables d'aimer et de s'aimer; pourtant, ils se sont construits tout un monde autour d'eux, leurs relations sont "bancales" voire même conflictuelles. Cela ne sert à rien de créer de multiples relations et donc du karma tant que nous n'avons pas appris à porter la bonne attention sur l'autre. Apprendre à s'aimer devrait dans l'idéal se faire au cours des premières années de la vie et se cultiver indéfiniment; c'est d'ailleurs naturel chez le jeune enfant, encore faut-il qu'il puisse cultiver et raffermir cet amour qu'il a en lui. Malheureusement et heureusement en même temps, notre karma et nos choix d'incarnations nous ont fait plonger dans un monde rempli de joies et de peines, d'amour et de souffrance. Or, toute souffrance que l'enfant fait sienne l'empêchera plus tard de se tourner vers les autres et de les aimer "correctement"; il pourrait ainsi avoir tendance à se "sacrifier" pour les autres ou au contraire à "détester" les autres, ou le plus souvent, un mélange des deux, ce que l'on voit assez couramment dans nos sociétés de schizophrènes. Lorsque l'enfant a appris a grandir avec amour, il saura à son tour donner de l'amour sans se sacrifier ni absorber ou soumettre les autres. On a coutume de dire que l'enfant intérieur est âgé d'à peine 7 ans, l'âge de raison : ce n'est pas pour rien ! Cet enfant devient conscient, apprend à lire, écrire, compter, à acquérir un peu d'autonomie et en même temps, on fait peser sur lui de lourdes responsabilités, qui sont d'ailleurs aussi rapidement concrétisés par ses devoirs et le poids de son fardeau quotidien, dans un sac pouvant peser près de 10 kg ! On lui apprend que grandir en âge, c'est grandir en responsabilités et que grandir en responsabilité, en raison, c'est aussi souffrir davantage et se livrer à toutes sortes de maux... bref, que la vie n'est pas une "partie de plaisir" : c'est ainsi qu'il passe de lui-même d'une vie légère et insouciante à une vie lourde et de labeur, au lieu de créer une vie porteuse, dynamique et amusante ! En changeant sa perception de la vie, l'enfant change également sa vie ! Il est donc important de soigner son enfant intérieur ! Pour cela, vous pouvez faire une petite séance de relaxation - méditation, avec l'ambiance adéquate (lumière de bougie, vêtements amples, douce chaleur, odeur d'encens et tout ce qui peut vous mettre à l'aise). Laissez-vous emporter par vos sensations de bien-être, ressentez l'énergie dans tout votre corps, la lumière qui brille au fond de vous dans votre coeur, puis rappelez vous quand vous étiez enfant, vous pouvez même penser à une période précise de votre enfance, ensuite émettez le désir intense de vous aimer, de rayonner de l'amour à cet enfant qui est toujours en vous (et qui se cache en partie dans votre inconscient), et envoyez-lui tout l'amour que vous pouvez. Si vous avez des périodes difficiles, des blessures en mémoire, n'hésitez pas à lui diffuser beaucoup d'amour et des mots de réconfort : "je t'aime infiniment", "j'ai confiance en toi", "je serai toujours avec toi", etc. Cela peut paraître anodin, simpliste même, mais expérimentez-le et vous en verrez assez rapidement les fruits. Des blessures profondes remontront en vous, une partie d'entre elles pendant votre sommeil : au fur et à mesure que vous guérirez ces blessures intérieures, elles pourront sortir de la bulle de l'inconscient et être assimilées par le conscient; autrement dit, vous vous réappropriez ces parties de vous-mêmes qui vous conditionnent "négativement" mais qui sont en même temps tenues suffisamment éloignées de vous dans votre inconscient protecteur.

 

 

2. Aimer son prochain, c'est aussi tout un programme, mais un programme qui doit d'abord être installé en nous, afin qu'il puisse être appliqué autour de nous ! Tout manque d'amour est un manque de compréhension de l'autre, nous enseigne le bouddhisme. Mais tout manque de compréhension de l'autre vient aussi de blessures à l'intérieur de nous que nous avons conservées et même cultivées. Une fois guéris intérieurement, nous pouvons apprendre à aimer notre entourage, à commencer par les personnes que nous fréquentons le plus souvent : il s'agit donc de notre famille et de nos amis. Nous pouvons commencer par notre famille restreinte, c'est à dire nos parents et nos frères et soeurs, notre conjoint et nos enfants, puis nous pouvons l'étendre à nos grands-parents, cousins et cousines, nos neveux et nièces, nos oncles et tantes... De même, nous pouvons commencer par aimer nos amis proches puis des amis, des potes, des connaissances de plus en plus lointaines... Nous pouvons aussi nous laisser porter par nos sentiments et voir quelles personnes nous aimons naturellement plus facilement que les autres : en général, ce sont les personnes qui prennent le plus soin de nous, que ce soit nos parents biologiques ou adoptifs, nos grands-parents, un grand-frère ou une grande-soeur, etc. ou les personnes qui nous manifestent le plus d'amour gratuitement, sans forcément s'occuper de nous de trop près, comme cela peut être le cas dans une relation amoureuse. Ensuite, une fois que nous avons réussi à trouver et à cultiver une forme d'amour aussi pure que possible, libre et désintéressée, il n'y a plus qu'à étendre ce type d'amour à un cercle de plus en plus large d'être vivants, jusqu'à embrasser toute vie existante, sur Terre et même au-delà... Parallèlement, nous pouvons aussi essayer de développer cet amour gratuit à des personnes que nous ne connaissons pas ou très peu, d'autant plus que nous savons qu'elles n'auront pas les moyens ou l'opportunité de nous donner un retour. Il peut s'agir de discuter, de donner un peu d'argent, de donner un coup de main à un inconnu... un peu comme dans le film "un monde meilleur", sans l'idée d'atteindre un certain nombre de personnes, ni d'atteindre un certain résultat, ni d'attendre quoi que ce soit de la part de la personne que nous aidons, pas même un retour vers une autre personne... Ceci est très important, car l'attente d'un quelconque retour, aussi infime soit-il, implique un amour conditionné, intéressé, donc pas un véritable amour.

 

Il est utile de s'auto-évaluer périodiquement, de s'interroger, d'analyser les relations que nous établissons afin de vérifier que notre amour est bien véritable et qu'il ne cache pas une nouvelle forme de manque d'amour en nous-mêmes. Dès que la relation devient perverse ou conditionnée, du genre "je t'aime si ...", alors il faut prendre un peu de distance et se demander ce qui ne fonctionne pas correctement dans la relation et s'il ne faudrait pas y mettre effectivement plus de distance et/ou verbaliser ce qui ne va pas. De par sa nature, l'homme ressent aussi le besoin de dominer et d'être dominé, de diriger et d'être dirigé... sans y prendre garde, il se crée facilement un grand nombre de relations déséquilibrées qu'il sera ensuite difficile à rétablir.

 

"Aimer ses ennemis". L'amour est un clé puissante qui ouvre toutes les portes et est même une arme redoutable pour les pires ennemis. C'est ce que l'on peut d'ailleurs leur souhaiter de "meilleur" comme de "pire", dans le sens où l'amour que nous leur donnerons les obligera d'une certaine manière à changer d'attitude. Il ne s'agit pas de tendre l'autre joue, de se faire spolier ou je ne sais quelle autre souffrance communément transmise dans les religions; il s'agit de comprendre que l'ennemi n'existe jamais vraiment ailleurs qu'en nous-même et que la méchanceté n'est que le fruit d'un manque de compréhension de la vie. Si nous donnons à l'autre l'opportunité de se considérer autrement que comme un être vil et servil, sujet à tous ses démons intérieurs qui le tyrannisent, alors nous lui offrons la possibilité de s'en libérer. Si nous donnons à notre ennemi supposé le don de voir sa lumière intérieure, alors nous lui offrons la rédemption, la porte du paradis. Il n'est pas pour autant obligé de l'accepter, mais cela lui permet de relativiser les choses. Même si cela n'est pas évident à mettre en pratique et demande une certaine pratique, c'est l'une des meilleures solutions auxquelles nous pouvons aboutir pour nous-mêmes comme pour l'autre. Toute agressivité ne fera qu'empirer les choses; c'est aussi pour cela que le combat et les guerres, même "saintes", sont l'oeuvre de démons intérieurs.

 

L'amour est un choix, le choix de l'éternité plutôt que de la mortalité, celui de l'union plutôt que de la désunion. Il peut se faire à différents niveaux. Son contraire n'est pas l'indifférence, car l'indifférence permet de s'éloigner d'une personne que l'on n'arrive pas à aimer et que l'on ne veut pas détester. Même la haine n'est pas véritablement l'opposé de l'amour puisqu'elle suppose que l'on s'aime un minimum d'amour pour soi-même pour se protéger d'une menace que l'on voit en l'autre. Juger les autres c'est une petite forme de haine, ce n'est toujours pas l'opposé de l'amour. Même le suicide ou l'euthanasie n'est pas l'opposé complet de l'amour car il suppose que l'on veuille mettre fin à une certaine forme de souffrance... En réalité, il n'existe pas d'opposé absolu de l'amour car toute la création repose sur cet amour infini et incommensurable; tout ce qui existe repose sur un degré d'amour, aussi infime et dévoyé soit-il. Même les relations les plus perverses ne sont pas complètement dénuées d'amour. Il y a donc toujours un petit espoir que l'homme le plus mauvais puisse s'élever; cependant, cela peut prendre de nombreuses ères cosmiques. A la mort de chaque être physique, l'ivraie et le bon grain sont triés : l'ivraie est jetée au feu de l'enfer tandis que le bon grain vient ensemencer le paradis; l'âme profite donc des deux, souffrant de l'ivraie qu'elle a récoltée et jouissant du bon grain qu'elle a récolté. L'amour permet de convertir l'ivraie ou à tout le moins de l'épuiser plus rapidement, de dégonfler l'abcès. L'amour est comme un baume qui soulage tous les maux.

 

Même si aimer l'autre peut sembler être "altruiste", en réalité, le véritable amour ne l'est pas autant qu'il y paraît. En aimant vraiment l'autre, ce n'est pas l'autre que l'on aime mais celui que l'on aime, c'est le Dieu, l'Esprit Saint qui habite l'autre; ceci est très important. Peu importe finalement qu'une personne ne nous aime pas, quelles que soient ses raisons, aussi fondées soient-elles, comme par exemple le tord qu'on a pu leur causer dans le passé... et encore, ce n'est pas vraiment "nous-mêmes" qui leur avons causé ce tord puisque nous changeons à tout moment. Apprendre à aimer l'autre c'est se détourner en premier lieu de tout ce qui peut entraver cet amour libre et infini : assimiler un être vivant à un "pauvre pêcheur", à un méchant ou faire porter à l'autre un chapeau, que ce soit celui du jaloux, de l'avare, de l'infidèle, du mécréant ou je ne sais quel autre qualificatif n'est donc pas la solution, tout comme s'attarder sur un regard vicié de la relation. L'autre est celui que l'on choisit, sous un certain angle : selon la façon dont nous percevons l'autre, celui-ci se manifeste différemment à  nous. Si nous voulons obtenir le meilleur de l'autre, alors attendons-nous tout d'abord à ce qu'il puisse détenir le meilleur de lui-même... et quelle plus belle façon que de voir déjà en lui-même cette divinité endormie, ce potentiel divin infini ! Cela ne peut qu'aider l'autre à grandir. Au contraire, faire de l'autre une personne séparée revient à nier sa divinité et à voir en elle-même une forme-ego déchue. C'est donc à chacun de choisir et de faire cet effort de regarder la divinité en l'autre, ce qui deviendra progressivement une joie intérieure.

 

3. La relation, c'est le lien entre soi et l'autre. Les concepts de soi et de l'autre étant déjà des constructions mentales, la relation elle-même qui repose entre ces deux conceptions mentales est donc également une construction mentale ou plus précisément une construction mentale élaborée à partir de deux constructions mentales. Tout comme chacun, à un quelconque niveau, a une perception différente de soi et de l'autre qui n'est jamais exactement la même, il en est de même pour la relation. La relation n'existe finalement jamais vraiment et encore moins de la manière dont nous nous la figurons. Les relations sont des conceptions qui reposent sur le passé, donc qui n'existent plus au moment où nous la considérons, ne fût-ce qu'un instant après. Alors pourquoi s'entêter à maintenir une certaine conception de nos relations ? Pour s'imaginer un peu mieux les choses, vous pouvez vous projeter en astral. En astral, tout est plus fluide, plus fugace, plus rapide. Si vous pensez à quelque chose, alors cette chose se manifeste assez rapidement à vous. Si vous pensez à des gens, vous vous approchez d'eux automatiquement. Si vous n'avez plus suffisamment de points communs avec ces personnes et que vous décidez de changer de relations, alors vous serez projetés vers d'autres personnes qui correspondront davantage à vos tendances nouvelles. Peut-être que l'ancien "groupe d'amis" que vous avez quitté inventera une histoire sur vous pour maintenir plus facilement la cohésion de son groupe, peut-être même qu'il ira jusqu'à vous diaboliser, mais ce n'est pas votre problème, c'est leur liberté ! Vous, de votre côté, si vous voulez rester libre, vous pourrez naviguer où vous voulez. L'ancien groupe sera vite oublié, vous irez vers un nouveau groupe, créerez de nouvelles relations, et ainsi de suite peut-être, jusqu'à ce que vous trouviez un groupe qui choisisse comme vous d'aller toujours de l'avant, de continuer à évoluer et de s'entraider plutôt que de se jauger et de se juger... de bonnes relations sont celles qui nous font voir le potentiel supérieur qui sommeille en chacun de nous, ce ne sont pas celles qui tentent de nous soumettre à la volonté d'un groupe. Là encore, pour développer des relations harmonieuses, il faut apprendre à voir le bien, le positif, l'amour entre les personnes, plutôt que le mal, le négatif, l'opposition. En observant le divin en soi et chez les autres, nous observerons ainsi les relations bénéfiques entre les êtres plutôt que les relations discordantes. Nous comprendrons aussi que la vision séparatiste et manichéenne du monde et des relations ne sont pas le fruit de la Source divine mais de l'erreur satanique. Nous comprendrons que c'est l'absence de compréhension véritable du monde qui motive les plus noirs desseins et qu'en évoluant en compréhension, nous cultivons naturellement les meilleurs desseins pour tous et pour toute l'humanité.

 

La relation est le lien qui procède du miroir. Nous sommes tous les miroirs les uns des autres ou, dis autrement, nous sommes tous invités par les autres à leur manifester des miroirs d'eux-mêmes. Nous pouvons accepter de nous comporter ainsi en pantins-miroirs de ce que les autres attendent de nous, ou au contraire choisir d'apporter quelque chose de différent qui devra à son tour être accepté par l'autre, puisque chaque être est intrinsèquement divin et libre; toute aliénation qu'on lui impose de l'extérieur ne peut ainsi être qu'une aliénation qu'il a lui-même accepté, à un degré ou un autre.

 

 

 

Plus on avance sur le chemin de l'amour, plus on "vibre" haut et longtemps : notre ligne moyenne s'élève et nous expérimentons plus de "bonheur" dans notre vie et moins de "malheur". Nos rêves deviennent plus joyeux et plus limpides. Notre joie de vivre renaît et la lueur divine de notre enfant intérieur se ranime dans nos yeux.

 

 

En résumé, quelques pistes pour apprendre à "mieux aimer" :

- quitter les sentiers de souffrance, de vision négative de la vie, de méchanceté, de violences, etc.

- la démarche de souffrance n'est pas une démarche d'amour : ne pas tendre l'autre joue

- écouter son coeur plutôt que son intelligence

- chercher à aimer de manière moins intéressée

- donner gratuitement à ceux envers qui nous ressentons cette envie profonde de donner

- méditer sur l'amour et imaginer jaillir de son coeur un torrent ou même une pulsation d'amour qui inonde toute la planète

- imaginer le meilleur pour toutes les personnes que l'on croise, voir le divin en toute personne, tout animal, toute chose

 


Méditation : la boule d'amour

 

Un peu d'inspiration en chanson :

- Aimer (Jean Ferrat)

- Aimer (Roméo & Juliette)

- L'envie d'aimer (Pascal Obispo)

- Savoir aimer (Florent Pagny)

- S'il suffisait d'aimer (Céline Dion)

- Ti amo (Umberto Tozzi ft Monica Bellucci)

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